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Ce soir mon cœur empli par tant de solitude
Aimerai laisser partir la vie qui le maintien
Lassé par l’hérésie de ma quête d’infortune
Je me retrouve seul, loin, bien loin des miens.
Plus le temps passe et plus il me consume,
Brûlant tous mes espoirs, ne laissant qu’amertume.
Il envahit mon être comme un pays conquis
Ne laissant derrière lui que désert et scories.
Seule ma foi en elle devrait guider mes pas
Pourtant c’est lui, cruel, qui me montre la voie.
Je ne sais comment faire pour lui rester fidèle.
Puisque ce succube, chaque jour, m’ensorcèle.
Existe t’elle seulement, celle qu’ardemment je cherche ?
Ou n’est-ce qu’une chimère, une simple brèche,
Parmi les noires pensées qui peuplent mon esprit.
15 octobre 2004 |